Climatisation, volets en bois ou ombrages urbains : l'Architecte des Bâtiments de France en Indre-et-Loire, Adrienne Barthélémy, explique comment adapter les centres historiques aux étés caniculaires. Avec, toujours, comme boussole, de ne pas porter atteinte à la mise en valeur du patrimoine.
Diffusé le vendredi 18 septembre 2026 à 7h45
Publié le vendredi 18 septembre 2026 à 7h45
Climatisation, volets en bois ou ombrages urbains : l'Architecte des Bâtiments de France en Indre-et-Loire, Adrienne Barthélémy, explique comment adapter les centres historiques aux étés caniculaires. Avec, toujours, comme boussole, de ne pas porter atteinte à la mise en valeur du patrimoine.
C'est l'une des leçons à retenir de l'été caniculaire que nous avons vécu : il va falloir mieux adapter l'espace public et les bâtiments à la chaleur. Mais dans les centres historiques ou à proximité de sites remarquables, on ne peut pas faire n'importe quoi. L'Architecte des Bâtiments de France (ABF) a son mot à dire sur les travaux à mener.
Invitée d'ICI Touraine, ce vendredi 18 septembre, Adrienne Barthélémy, Architecte des Bâtiments de France en Indre-et-Loire assure ne pas être dans le dogme ou le refus systématique. "Ces dernières années, on a eu beaucoup tendance à se focaliser sur le froid, mais c'est évident que le chaud est en train de devenir la question la plus actuelle et le patrimoine a toujours su se poser cette question-là". Sur la pose de climatisation, qui a fait l'objet d'un vaste débat pendant l'été, elle n'est pas contre, du moment que ce soit discret. "Le tuyau de clim, on va essayer de le mettre à l'intérieur du bâtiment. Et puis, le dispositif, on va essayer de le dissimuler plutôt dans les jardins et on va mettre un petit habillage en bois, discret."
"On a le droit d'installer des volets"Concernant les volets, Adrienne Barthélémy assure qu'il n'y a pas de refus systématique dans le centre historique de Tours. "C'est une légende urbaine. S'il y a eu quelques refus, par le passé, c'est parce que ce n'étaient pas les bons volets. Notre rôle, quand même, c'est que chaque élément architectural ait une logique par rapport aux bâtiments concernés. On a le droit d'installer des volets dans le centre-ville de Tours. Il faut juste trouver le bon modèle et penser à plus long terme. À chaque fois qu'on met en place du plastique, ça veut dire qu'on a un élément qui ne sera que jetable, qui ne sera pas réparable. Les volets en bois qui sont dans les immeubles XIXe, qui ont déjà plus d'un siècle, on peut encore les réparer et on n'a pas besoin de les mettre en milliards de petits débris dans l'océan pour s'en débarrasser. Quant à la couleur, en général, on discute, on fait en sorte que ce ne soit pas gris anthracite parce que le gris anthracite accumule le chaud. Ce n'est pas le but, donc il faut plutôt être sur des teintes plus claires."
Enfin, une réflexion est actuellement menée entre la mairie de Tours et l'Architecte des Bâtiments de France sur la rue Nationale, très minérale. "Des systèmes d'ombrage" sont à l'étude.
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