Depuis quelques années, le métier de guide de haute montagne est en pleine mutation. La clientèle change, plus avide d’activités récréatives et variées que de grandes courses à l’assaut des sommets, d’où le succès du...
Publié le 13/08/2026 à 23:42 , mis à jour à 23:54
Depuis quelques années, le métier de guide de haute montagne est en pleine mutation. La clientèle change, plus avide d’activités récréatives et variées que de grandes courses à l’assaut des sommets, d’où le succès du canyoning, du parapente, de l’escalade, etc. Comme le disait Henri Nogué, "un guide doit à présent être non seulement un isard, mais aussi un oiseau et un poisson ! Les jeunes guides devraient aussi passer le brevet de VTT."
Le changement climatique a un impact important sur la profession. La fonte du permafrost provoque des chutes de pierres fréquentes et de nombreux secteurs sont désormais déconseillés au public. Le guide doit s’adapter au jour le jour et pratiquer une gestion fine de la sécurité.
Certaines courses sur glace sont devenues impossibles en été et sont désormais décalées au printemps ou à l’automne, avant de disparaître un jour avec les glaciers. Nous sommes loin de l’époque des premiers guides du XIXe siècle. Le guide actuel se voit confier une nouvelle mission : la clientèle est de plus en plus sensible aux enjeux écologiques. Elle s’attend à ce qu’il lui explique la métamorphose rapide et inquiétante qui s’opère actuellement en montagne.
Si le métier évolue, une tradition perdure, relancée par Henri Nogué en 1993 : la messe des guides du 15 août. Jean-Denis Prissé et Jean-Marc Crampe ont repris le flambeau pour la maintenir. "Cette année, elle aura lieu à 11 heures, au pied de Notre-Dame des Neiges, sur le Turon de Holle. Le père Yan Vignon, qui séjourne à Héas, célébrera la messe. Elle sera chantée par les Petits Chanteurs de la Croix de Sia. Nous nous retrouverons ensuite autour du verre de l’amitié, au bord de l’eau. S’il fait mauvais, la messe sera célébrée à l’église de Gavarnie."